Montréal, 26 septembre 2013 – Communauto a dévoilé aujourd’hui les premiers résultats de son projet pilote de véhicules en libre-service sans réservation 100% électrique démarré en juin dernier sur le territoire du Plateau-Mont-Royal : le projet Auto-mobile.  L’objectif de ce projet est d’évaluer les impacts et les bénéfices de ce type de service afin que la Ville puisse, par la suite,  prendre une décision reposant sur une expérience concrète quant à l’implantation d’un tel service à Montréal.

Deux conclusions principales résultent de cette première analyse. La première est qu’Auto-mobile remplace par des déplacements en auto un nombre significatif de trajets qui auraient autrement été effectués par d’autres moyens de transport (taxi 11%, transport en commun 28%, autopartage avec réservation 19%, marche 10%, ou vélo 13% …).  Néanmoins, plusieurs constats supportent l’hypothèse que ce service pourrait avoir, au net, pour résultat de contribuer à consolider les offres de transport concurrentes à la propriété individuelle de l’automobile et permettre une réduction de la motorisation des ménages. Un suivi sur une plus longue période et la collecte de données complémentaires seront nécessaires pour confirmer ce potentiel.

La seconde conclusion qui découle du projet pilote est que ce service pourrait potentiellement constituer la clé du commencement de l’électrification du parc automobile dans une ville comme Montréal.  Même si la période d’activité couverte est relativement courte, l’utilisation de véhicules électriques nous est apparue comme une avenue potentiellement viable économiquement et constituerait une manière efficace de minimiser les impacts liés aux effets de cannibalisation de ce service sur les autres modes.

Plus de détails sur les résultats préliminaires du projet sont disponibles à l’adresse www.communauto.com/auto-mobile/rapport.pdf

L’une des spécificités du projet Auto-mobile a été d’utiliser la carte OPUS pour favoriser une identification plus grande de ce service avec l’offre des transports publics. Ce volet du service nous a permis non seulement de démontrer la fiabilité de la technologie embarquée des véhicules pour lire les cartes OPUS, mais a aussi permis aux utilisateurs d’avoir recours à un outil connu et efficace pour en faciliter l’accès.

Des décisions critiques à venir

Dès le lundi 30 septembre, les conseillers municipaux de plusieurs arrondissements seront appelés à voter des changements de règlements dans le but de permettre d’étendre l’implantation de systèmes de véhicules en libre-service sans réservation à Montréal.

Malheureusement, il semble, à cette étape, que les résolutions proposées ne fassent état d’aucune condition à respecter, à l’égard des opérateurs de ces services, quant à des critères à rencontrer ou de comptes à rendre pour permettre de poursuivre l’observation des impacts de ces services sur l’équilibre des modes à Montréal.

« Dans ce dossier, la Ville de Montréal a, selon nous, le devoir de faire preuve de vision. C’est à elle d’exprimer ses attentes et de tenter d’obtenir le mieux pour Montréal.  Si la filière des voitures électriques s’avère prometteuse, pourquoi ne pas en faire une exigence pour l’obtention des vignettes de stationnement qui permettront à ces véhicules de se garer ? » de demander M. Benoît Robert président fondateur de Communauto.

Ce matin, Communauto a envoyé une lettre aux conseillers municipaux des arrondissements concernés pour les sensibiliser à l’importance de la décision qu’ils s’apprêtent à prendre (www.communauto.com/auto-mobile/lettre.pdf). Contrairement à l’autopartage « traditionnel » beaucoup d’inconnus demeurent quant aux impacts du libre-service sans réservation sur les autres modes et sur le taux de motorisation de la population.  Il importe donc que la Ville exige également des prestataires de service, en contrepartie de son appui, une transparence dans le partage des données qui permettront de mieux comprendre la place occupée par ce nouveau service et d’en optimiser la contribution.

« Si la Ville et les arrondissements permettent dès le départ que ce service soit ouvert à des véhicules à essence, il sera difficile, même pour Communauto, de poursuivre le déploiement d’une offre reposant sur les véhicules électriques. Pourquoi diminuer déjà les attentes alors même que le projet pilote semble vouloir démontrer la faisabilité de la filière électrique et alors même que ce service ne coûterait pas un sou à la Ville de Montréal et qu’il pourrait constituer une excellente vitrine pour elle à l’étranger ?!? » se demande M. Robert.

Pour plus de détails sur le fonctionnement du service Auto-mobile consultez http://www.communauto.com/auto-mobile/